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Thérapie Blogginaire

Mis à jour : mai 10

Diplômée en Hôtellerie et restauration je suis une grande passionnée du monde du vin. Et pour que vous compreniez où je veux aller avec ce blog, le mieux est encore de vous expliquer d'où je viens...


Je me rappelle d'un tour de classe en 1ère année post bac, et de ma réponse à la question si compliquée: "que voulez vous faire en sortie d'étude?" La grande majorité avait alors répondu "directeur/rice d’hôtel", pour ma part la réponse était claire "travailler en commerce de vins".


Mes études ont été une période compliquée, nous enchaînions les stages et les cours, et pour moi les déconvenues. Je me suis alors perdue quelques années dans un parcours peu conventionnel.


Mon premier Stage, aux étangs de Corots, hôtel de la marque Caudalie (marque de cosmétique autour du raisin) a été ma première désillusion. Stagiaire en restauration, j'avais l'espoir d'apprendre avec le sommelier, de faire fructifier cette expérience, et j'étais arrivée fière d'avoir décroché, selon mes critères de l'époque, le stage de rêve. J'ai vite compris que je n'étais qu'une petite main, sous payée et exploitée, et que malheureusement j'allais apprendre durement le monde du travail. Pour la défense de l'hôtel, je pense que j'avais fondé beaucoup trop d'espoir dans ce stage. Même si avec du recul et d'une manière globale les stagiaires sont considérés comme des employés et malheureusement la formation reste peu ou pas développée. Au bout d'un mois j'ai préféré arrêter, pour trouver un contrat payé dans un restaurant, car quitte à trimer autant mettre de l'argent de coté.


Je suis donc arrivée dans un endroit, où j'allais apprendre à la dure le métier de la salle. Les Jardins de Camille était géré par des bourguignons, il fallait filer droit, et je n'ai pas rigolé tous les jours. Finalement, cela aura été une expérience difficile mais j'ai appris... Et avec quelques années post casseroles, cela aura été une bonne maison d'apprentissage.



Exténuée de ces expériences physiquement très intense, j'ai alors préféré essayer autre chose et je suis partie en réception pour ma 2ème année. Une très belle aventure chez Marriott, conclu par un CDD.


Entrant en 3ème année j'ai voulu repartir vers ma première passion le vin.


J'ai malheureusement fait des mauvais choix et ce qui sera l'histoire de plusieurs années, je me suis dévalorisée, et j'ai accepté un peu n'importe quoi.


Après un entretien raté à la Défense, chez Apogé, qui m'aura fait perdre totalement confiance en moi, j'ai accepté un premier job d’hôtesse de caisse chez Lavinia. Peu intéressant mais qui aura eu le mérite de mettre du beurre dans les épinards. Puis j'ai trouvé un stage de fin d'année dans un vignoble prêt de Béziers, en marketing international. Enfin ça c'est ce que je croyais...


Une de mes pires expériences professionnelles, dans une maison de fou, dont par respect, je tairais le nom!


Contrairement à mes autres déconvenues, où j'estime que les tords sont partagés, celle-ci était clairement toxique. Laissée dans un coin et livrée à moi même, j'ai vu des employés cassés et harcelés. Mais comme toute expérience ne peut être seulement négative, en dehors des heures de "travail", d'un point de vue personnel, elle a été merveilleuse, remplie de rencontres amicales.


J'ai eu un apprentissage vinicole décomplexé, dans les bodegas de Beziers, avec des personnes simples et passionnées, avec qui j'avais l'opportunité de parler de Vin et ce, sans complexe. J'ai pu découvrir des "petits vins" qui respirait le soleil, mes premiers vins natures, mais également bu des vins plus prestigieux. J'ai alors rêvé d'un avenir idéal, de création d'entreprise, et j'ai enfin posé des mots sur ce qui sera, et est, ma vision du vin, la volonté de le rendre accessible à tous.




Rentrant en quatrième année, j'ai connu tout l'inverse avec un stage hyper enrichissant chez le groupe Bertrand au sein du restaurant L'Ile. Certes ce n’était pas dans le milieu a proprement parlé du vin, mais j'ai eu de nombreuses responsabilités et j'ai eu l'impression enfin de développer mon potentiel intellectuel. J'avais en responsabilité la partie administrative du restaurant, j'ai été valorisée, et j'ai appris énormément professionnellement et humainement. Je pense que c'est à ce moment que je me suis réconciliée avec le milieu un peu maso de la restauration. Conclu par un CDD, j'ai pris mon courage à deux mains, j'étais cassée par un rythme effréné d'étude et de stage.


J'ai donc décidé d'arrêter une école où je ne trouvais plus mon compte, et de penser à moi. Je suis partie en Nouvelle Zélande.




Un feu d'artifice à tous les niveaux. Amical et professionnel, et une belle découverte produit "la bière". Étonnant me direz vous, pour un pays producteur de merveilleux vins, mais voilà je suis partie avec mon sac à dos, et je ne roulais pas sur l'or. J'ai commencé pour Mac's Brew Bar dans leur centre de conférence à Wellington en tant que manager Banquet. Je suis tombée amoureuse de l'aspect formation des équipes, leader, et j'ai vite compris que j'aimais les responsabilités. J'aime que l'on compte sur moi, et j'aime que les gens aient confiance en moi. A ce niveau je suis un peu "work alcoholic" et je peux m'investir à 300% pour une entreprise, ce qui aura vous le verrez par la suite ses limites...


Mais revenons à la bière et à la culture de la bonne bière!


Avant la Nouvelle Zélande, c'était une bonne vieille Desperado en soirée, sans trop comprendre l’intérêt de ce produit. C'est donc en 2015 que j'ai découvert la craft, les accords mets et bières, et j'ai eu ma première explosion gustative avec ma première Guinness!


Et oui la bière avait du gout et elle avait surtout un intérêt... J'ai appris également à la servir, car oui c'est tout un art d'avoir la bonne dose de mousse. Même si ma collègue et amie Sofie, me répétera sans cesse qu'en Belgique, ils avaient des formes de verre différentes pour chaque bière, et que c'était les belges qui avaient la culture de la bière, LA VRAIE.


C'est également en 2015 que j'ai découvert la culture du café, en faisant une formation Barista, car en Nouvelle Zélande, on ne rigole pas avec son Flat White.... Je pense que c'est à cette occasion que mon palais s'est développé, et a mesuré la profondeur des saveurs torréfiées.


Si je vous raconte tous ça, c'est que ces deux produits et leurs cultures sont hyper accessibles et hyper décomplexées, et c'est ce que j'aime... C'est d'ailleurs cette même année que j'ai pour la première fois entendu mentionner, les Cépages avant la mention d'une appellation régionale. C'est agréable de comprendre ce que l'on aime, de ne pas avoir l'air totalement perdue dans un rayon du supermarché, et de pouvoir se repérer par des mots connus, tel que merlot, Syrah ou Cabernet.


J'aime cette approche non élitiste à l'étranger, moi qui avait beaucoup de mal avec le milieu du vin un peu guindé, "quoi tu ne sais pas ce que c'est un AOC Graves?"


Et voilà culinairement, j'ai voyagé, j'ai appris à aimer des saveurs épicées, pimentées, alors certes je n'ai pas goûté ou même visité les grands vignobles Néo Zélandais, par manque d'argent, mais j'ai pris une claque de culture et de découverte. Mon esprit s'est ouvert et non pas refermé.





Après la Nouvelle Zélande forte d'une expérience complète, je suis partie direction l'Argentine. Ah l'Argentine... 2 années de ma vie! J'aurais l'occasion de faire des articles plus en détails, car il y en a des choses à dire.


Professionnellement j'ai connu mes limites, j'ai travaillé en 5 étoiles au Park Hyatt en restauration pendant quasiment un an, et j'ai frôlé un Burnout qui m'aura servi de leçon. 12 heures par jour, 6 jours sur 7, 14 jours de vacances par an, sous staffé, j'ai appris à la dure que l'on était pas mal loti en France. J'ai compris que de travailler pour les autres c'est bien, mais que d'avoir une vie c'est mieux. J'ai eu la conversation d'une vie avec le directeur de l'hôtel, qui aura l'effet d'une claque. Il aura résumé de nombreuses années de errance. Au bord du burn out, il m'a demandé où je voulais être dans 5 ans, j'ai répondu, et il m'a regardé en me demandant si je pensais être sur le bon chemin. Effectivement j'utilisai mon énergie à un combat qui ne me menai nulle part. Il m'a donc dit prend un papier, pose tes objectifs, et à partir d'aujourd'hui mets toute ton énergie et tes actions au travail pour ceux-ci.


J'ai pu prendre du temps pour voyager pour réfléchir et déterminer des objectifs. J'ai peaufiné mes connaissances sur le vin Argentin, et sur la gastronomie Sud Américaine et je suis rentrée l'amour en poche.




De retour j'ai entamé un virage à 360. J'ai passé mon WSET 2, commencé un travail pour une grande marque de boutique de vins, puis j'ai obtenu mon WSET 3 avec brio. Des objectifs que j'avais tous fixé. J'étais enfin fière de moi même!


Puis la vie a repris son cours et j'ai perdu cette ligne de conduite, mes vieux démons sont revenus. Je me suis laissée submerger par le travail, ne trouvant que de l’intérêt à ce que je pensais savoir faire, être utile pour les autres, entamant une année de stagnation et non de développement personnel.


Je me suis oubliée, et ce jusqu'au 17 mars 2020....


Début du confinement, début d'une renaissance. J'avais du temps pour moi, et j'avais du temps pour me recentrer et délimiter mes objectifs de vie. J'ai donc repris depuis des conseils forts en sens, "délimite où tu veux aller et laisse toi guider par ces objectifs".


"Fait en sorte de ne pas être spectatrice de ta vie, mais d'en être actrice."

Me voilà donc sur une nouvelle aventure ce blog, qui sera peut être ma plus grande thérapie.



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